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Regards de chercheurs vers l'avenir...

La recherche est une activité qui s’inscrit dans les temps longs. La connaissance se construit au fil du temps, chaque génération s’appuyant sur les travaux antérieurs. Former un bon chercheur, et surtout construire une équipe de recherche performante, prend également du temps. Enfin, mettre en place aujourd’hui les recherches qui répondront aux défis de demain nécessite une bonne capacité d’anticipation. Tout ceci montre combien la prospective est essentielle pour l’activité de recherche. C’est pourquoi le Réseau PROSPER s’est donné pour mission d’aider à une meilleure utilisation de la prospective au sein de la communauté nationale de recherche.

English version


BIG & OPEN DATA EN RECHERCHE
A l'HORIZON 2040

Comment les organismes publics de recherche peuvent-ils s'y préparer ?

 

Les bouleversements induits par la conjonction du Big Data et de l’Open Data impactent globalement la société et sont l’objet de réflexions dans de multiples cercles. Dans le monde de la recherche, chacune et chacun pressent, plus ou moins confusément, qu’au-delà de ce qui est déjà visible aujourd’hui, c’est à une transformation profonde des pratiques, des organisations, des sujets de recherche et des interactions avec la société que l’on va assister.

Comment peut-on se représenter les futurs possibles de la recherche au-delà de l’horizon de visibilité actuel ? Comment notre communauté nationale de recherche, et singulièrement nos organismes publics de recherche, peuvent-ils s’y préparer dès maintenant pour se positionner au mieux dans ce que ce monde deviendra ? C’est l’objet de l’exercice de prospective engagé par le réseau PROSPER à la mi-2017.

Télécharger le 4-pages de synthèse
[les travaux se sont achevés début 2019, plus d'éléments seront mis en ligne prochainement]


LE MÉTIER DE CHERCHEUR EN 2030

Comment des jeunes chercheurs 
des organismes publics français 
voient-ils le futur de leur métier ?

 

Au printemps 2014, une dizaine d’organismes publics de recherche français ont répondu à l’appel du Réseau PROSPER, et proposé à un ou plusieurs de leurs jeunes chercheurs de participer à une réflexion prospective sur le futur de leur métier à l’horizon 2030. En effet, s’il existait de multiples travaux relatifs au devenir de la recherche aux plans des programmes ou des systèmes institutionnels, il n’existait pas de vision, issue du terrain, sur ce que pourrait devenir le métier du chercheur dans le futur.

Considérée comme l’une des clés de la compétitivité durable des économies nationales dans un monde globalisé, la recherche est soumise à des exigences de plus en plus fortes. Le chercheur, pris en tenaille entre l’obligation de publier pour tenir son rang dans la communauté scientifique internationale, et celle de contribuer par ses travaux à donner un avantage compétitif à la structure qui l’emploie, est amené à devenir l’entrepreneur de sa propre carrière, voire un entrepreneur tout court.

De plus en plus souvent, il doit trouver par lui-même les ressources pour conduire les travaux qu’il propose, ce qui peut aller jusqu’au crowdfunding direct. Ses réseaux personnels prennent de l’importance, dans le cadre de recherches collaboratives de plus en plus ouvertes, y compris en sortant du périmètre traditionnel des institutions de recherche. Tout ceci est facilité par le développement du Big-data, dont l’accès permet les travaux de recherche hors les murs et les interactions entre amateur et professionnel, mais aussi entre chercheurs et société civile, tandis que se développent les exigences de transparence et d’éthique.

Ce tableau de changements profonds, déjà à l’œuvre aujourd’hui, constituait le point de départ de la réflexion entreprise. Partant de là, de multiples questions se posaient aux chercheurs...

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PENSER NOTRE AVENIR 
EN LIEN AVEC LA MER

Les neuf Grands Défis 
du Réseau PROSPER

 

Au moment où l’Etat installait le Comité spécialisé pour la recherche marine, maritime et littorale (COMER) dont les premiers travaux devaient porter sur la place de la recherche dans la stratégie nationale pour la mer et le littoral -que le Gouvernement prévoyait d’adopter en 2014-, il a semblé utile au Réseau PROSPER de faire connaître largement les résultats d’une démarche prospective qu’il a menée en 2013, débouchant sur un référentiel original destiné à « renouveler la manière de penser les questions d’avenir en lien avec la mer ».

A l’automne 2012, l’attention du Réseau PROSPER était attirée sur le grand morcellement des approches relatives à la sphère marine, peu propice au renouvellement des thématiques de recherche héritées du passé, alors que s’accéléraient à la fois la prise de conscience de l’intérêt majeur des écosystèmes marins pour l’humanité, et les affrontements inter-étatiques pour des espaces devenus stratégiques. Les conflits territoriaux en mer de Chine, la revendication des fonds marins arctiques par différents pays ou les négociations autour des quotas de pêche en étaient autant d’illustrations.

Ce constat a conduit le Réseau PROSPER, avec l’appui de Futuribles et le soutien financier de l'Ifremer, à entreprendre une démarche d’exploration prospective globale, visant à remettre à plat l’ensemble des questions d’avenir liant les océans et les sociétés à l’horizon 2030. L’objectif était de fournir à la communauté scientifique des clés de lecture globale, lui permettant de réexaminer la pertinence de ses priorités sur la base d’une vision renouvelée des grands défis en lien avec la mer, auxquels elle doit contribuer à apporter des réponses.

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LA QUESTION DES REPRÉSENTATIONS EN PROSPECTIVE

Comment construire des représentations de l'avenir

plus performantes pour l'engagement collectif ?

C’est de notre représentation du monde et de ses forces agissantes que dépend notre capacité décisionnelle, tant individuelle que collective, pour orienter le cours des choses dans un sens qui nous semble souhaitable. Que notre représentation du monde soit incomplète, biaisée ou altérée, et notre capacité décisionnelle s’en trouvera diminuée. La prospective a précisément pour objet de proposer des méthodes pour dépasser ces limitations.

Au plan individuel, notre représentation du monde se fonde sur notre expérience personnelle. Essentiellement implicite, elle plonge ses racines dans notre parcours singulier, lui-même inscrit dans un contexte culturel. Tout comme la carte n’est pas le territoire, notre représentation du monde n’est pas une réalité universelle, mais sa traduction signifiante dans notre référentiel de pensée. Que notre représentation du monde soit différente de celle des autres (ce qui est toujours plus ou moins le cas), et nous donnerons un sens différent aux faits que nous observons : nous ne nous comprendrons pas.

Au plan collectif, agir efficacement nécessite donc de partager une même représentation de la situation, pour donner le même sens aux faits et données rassemblés. Cette question de l’élaboration d’une représentation partagée est centrale dans les exercices de prospective. Elle l’est d’autant plus que l’on va se projeter dans le futur, qui est une pure création de l’esprit, donc fondamentalement construit à partir de notre représentation du présent, elle-même assise sur notre expérience passée.

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...

COMMENT CONSTRUIRE

DES SCÉNARIOS ÉNERGÉTIQUES

PERTINENTS ET ACCEPTABLES ?

Pour se projeter dans un futur énergétique dont tout le monde s'accorde à dire qu'il devra différer du passé, la question est évidemment celle des méthodes de prospective utilisées. L'utilisation de modèles de projection quantitatifs calés sur ce passé soulève de nombreuses questions quant à la validité des hypothèses qui les sous-tendent. Les explorations qualitatives de trajectoires en rupture rapide soulèvent elles aussi de multiples questions, compte tenu de la lourdeur des investissements et des durées de vie des installations énergétiques. Comment réconcilier les deux approches, si souvent opposées, pour aller vers des scénarios plus pertinents et plus acceptables ?

La question énergétique est au cœur des réflexions sur l'avenir de nos sociétés. Les tensions croissantes sur les ressources fossiles, couplées à l'impact climatique de leur combustion, conduisent à la nécessité d'une "transition énergétique" à toutes les échelles. Chacun se sent concerné et, dans les débats qui sont ouverts, chacun y va de son scénario, qui montre la justesse de son point de vue. Mais quelle est la solidité des arguments de prospective mis en avant ? Comment réduire la perplexité des décideurs face à des affirmations prospectives contradictoires ?

C'est à cette question des performances réelles de la prospective dans le champ énergétique, de sa crédibilité et de sa capacité à éclairer correctement le débat et la décision publics, que l'Atelier PROSPER du 5 juillet 2012 s'est intéressé. Plus précisément, il s'agissait d'évaluer, en partant d'un certain nombre d'exemples concrets, la capacité des travaux de prospective à assurer la fonction qui est la leur, et de formuler –le cas échéant– des recommandations visant à améliorer cette capacité.

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PROSPECTIVE ÉNERGÉTIQUE :

La bataille des scénarios

Fédérations professionnelles, ONG, services de l'Etat, organismes publics, mouvements citoyens…: chacun y va aujourd'hui de son ou de ses scénarios énergétiques pour l'avenir de la France. Chiffres à l'appui, chacun démontre quel est, sans contestation possible, le meilleur mix énergétique du futur pour notre pays. Et, sans surprise, le verdict chiffré du modèle numérique utilisé vient conforter l'idée que chacun se faisait au départ de la meilleure option possible.

Il faut à la fois se réjouir et s'inquiéter de cet usage de la prospective.

Se réjouir d'abord, car la place prise aujourd'hui par la prospective énergétique dans le débat public montre un souci de l'avenir, une prise de conscience de la non-durabilité de certains aspects de notre modèle économique, un impératif de changement que nos amis Britanniques résument d'une formule : "Business as usual is not an option".

S'inquiéter ensuite, car il y a un malentendu fondamental dans le débat prospectif actuel : l'expertise qui est faite des scénarios est essentiellement d'ordre technique, alors que le fond du débat est pour une large part sociétal. Car ce sont d'abord des visions du monde qui s'affrontent, et non des options techniques dans un modèle de société figé.

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