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Vous êtes ici : Accueil Les travaux du Réseau Atelier "représentations en prospective"

LA QUESTION DES REPRESENTATIONS EN PROSPECTIVE

Comment construire des représentations de l’avenir plus performantes pour l’engagement collectif ?

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C’est de notre représentation du monde et de ses forces agissantes que dépend notre capacité décisionnelle, tant individuelle que collective, pour orienter le cours des choses dans un sens qui nous semble souhaitable. Que notre représentation du monde soit incomplète, biaisée ou altérée, et notre capacité décisionnelle s’en trouvera diminuée. La prospective a précisément pour objet de proposer des méthodes pour dépasser ces limitations.

 

Au plan individuel, notre représentation du monde se fonde sur notre expérience personnelle. Essentiellement implicite, elle plonge ses racines dans notre parcours singulier, lui-même inscrit dans un contexte culturel. Tout comme la carte n’est pas le territoire, notre représentation du monde n’est pas une réalité universelle, mais sa traduction signifiante dans notre référentiel de pensée. Que notre représentation du monde soit différente de celle des autres (ce qui est toujours plus ou moins le cas), et nous donnerons un sens différent aux faits que nous observons : nous ne nous comprendrons pas.

Au plan collectif, agir efficacement nécessite donc de partager une même représentation de la situation, pour donner le même sens aux faits et données rassemblés. Cette question de l’élaboration d’une représentation partagée est centrale dans les exercices de prospective. Elle l’est d’autant plus que l’on va se projeter dans le futur, qui est une pure création de l’esprit, donc fondamentalement construit à partir de notre représentation du présent, elle-même assise sur notre expérience passée.

Conduire un exercice de prospective, c’est d’abord permettre l’expression des représentations individuelles et leur inscription dans une représentation collective plus large, émergeant des échanges entre acteurs. C’est aussi, de manière réflexive, enrichir chacune des représentations individuelles des apports d’autrui. Disposant alors d’un référentiel partagé pour donner sens aux faits et se projeter dans l’avenir, les acteurs se trouvent en capacité d’articuler au mieux intérêt collectif et intérêts particuliers.

 

Les objectifs de la réflexion entreprise

L’Atelier du 26 juin 2013 a ouvert ce chantier de travail sur la problématique des représentations en prospective. Plus précisément, on s’y est intéressé à l’articulation entre « se représenter » (comprendre) et « représenter » (transmettre). Dans cette phase exploratoire, l’originalité de l’approche provient de la confrontation entre les savoirs issus des sciences cognitives et ceux issus des pratiques opérationnelles. Il s’agit en effet de comprendre comment les représentations induisent l’action, comment la prospective peut agir sur les représentations, comment les représentations peuvent être partagées et transmises.

Cette confrontation des savoirs et des approches permet de mieux fonder les travaux ultérieurs du Réseau PROSPER, qui visent in fine à répondre à deux objectifs opérationnels :

  • améliorer la qualité et l’efficience des processus d’élaboration, par les acteurs des exercices de prospective, de représentations partagées des situations dont ils souhaitent explorer les devenirs possibles, pour permettre un réel partage des clés de compréhension de la dynamique des systèmes étudiés,
  • permettre une meilleure transmission de cette intelligence des systèmes étudiés, et des enseignements qui en sont tirés, à des tiers acteurs ou décideurs, à travers des représentations aisément appropriables, qui transmettent du sens et non des faits qui seraient réinterprétés via d’autres filtres.

 

voir l'annonce de l'Atelier PROSPER 2013

Le déroulement de l'Atelier

L'Atelier PROSPER 2013 a réuni 25 participants, pour une journée complète d'échanges et de débats.

La session du matin a été consacrée à des partages croisés d'expertise entre professionnels de la prospective et des sciences sociales. Dans un premier temps ont été posés un certain nombre de repères en matière de sciences sociales, et plus particulièrement de représentations mentales, puis un certain nombre d'illustrations de processus de prospective, s'appuyant sur la construction de représentations partagées, ont été présentés.

L'après-midi a permis d'approfondir la question des langages de la prospective et de leur sens, et d'analyser un certain nombre d'expérimentation en matière de transmission et d'appropriation de résultats d'exercices de prospective, par le jeu, les bandes dessinées, les jeux de rôle, etc.

Ces échanges entre prospectivistes, sociologues des représentations et sémiologues se sont avérés particulièrement fructueux.

Voir le programme de la journée